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LE MINOR : MADE IN BRETAGNE

Une épopée bretonne, mais avant tout féminine 

Le Minor marque bretonne fondée en 1936 est aujourd’hui la plus ancienne bonneterie bretonne en activité. L’histoire commence en 1922. Nous sommes à Lorient, en Bretagne, et Madame Berthe Étui crée alors la MBL : la manufacture bonneterie lorientaise. Vous vous demandez peut-être mais qu’est-ce qu’une bonneterie ? Il s’agit tout simplement d’un lieu de fabrication d’articles en maille tels que des chaussettes, de la lingerie… principalement en laine et en coton.

À cette époque, l’entreprise fabrique surtout des pulls marins pour les marins pêcheurs.

Dans un même temps en 1936, Marie-Anne le Minor fonde son entreprise éponyme. Également située en Bretagne, à pont Labbé, Le Minor se spécialise dans la broderie et dans les vêtements folklorique et le linge de maison. Une ligne directive qui contraste alors avec le côté technique et professionnel des produits fait par MBL. 

Alors que chez MDL ce sont les tricot qui donnent toute sa notoriété à la marque, valorisant leur savoir-faire et prônant une élégance à la française, chez le Minor c’est une pièce traditionnelle qui est remise au goût du jour : le Kabig. Il s’agit d’un manteau en laine à capuche s’inspirant de ceux des géomoniers, pêcheurs d’algues. 

Le mariage breton en 1982

Suivants à l’adage «  Seul on va plus vite, ensemble on va plus loin », le Minor et MBL fusionnent en 1982 avec une vision commune : celle de valoriser le savoir-faire et la fabrication bretonne. L’entreprise garde alors le nom de MBL.

Cinq ans plus tard, MBL est rachetée par la famille Grammatico. Une nouvelle femme entre alors en scène : Marie-Christine Grammatico. La fin des années 80 est marquée par le changement de nom de la société : MBL s’efface au profit de « Le Minor ». 

A la tête de l’entreprise pendant trente ans, elle dynamise les collections et termine ce qui avait été commencé : imposer Le Minor comme une référence dans le monde du vêtement marin. Fabricant officiel du pull officier de la Marine Nationale pendant 40 ans, la maison développe également sa gamme de marinières, montrant que la mode a tout à fait sa place à côté de la tradition. 

C’est cette vision que continuent à transmettre Sylvain et Jérôme depuis 2018, date à laquelle ils reprennent l’aventure Le Minor.

Le Kabig : pièce emblématique de la marque

Quand on pense vêtements marins, ce sont principalement la marinière, le ciré ou le caban qui nous viennent à l’esprit. Il y a cependant une pièce tout aussi importante, malheureusement souvent oubliée : le Kabig. Tout comme ses homologues, cet habit était à l’origine un vêtement de travail. Apparu au XIXe siècle, le Kabig – dont le nom provient de « kab » qui signifie « cape » en breton – est à l’origine blanc, ce qui permet aux pêcheurs de se repérer plus facilement.

Comme tout vêtement de travail, il possède des caractéristiques techniques notamment une laine avec un tissage particulier la rendant imperméable, une capuche ainsi qu’une poche ouverte des deux côtés qui permet d’y glisser ses deux mains au chaud. 

Il faut attendre 1937 pour que le Kabig se démocratise : le dessinateur René-Yves Creston, nommé peintre officiel de la marine en 1936, propose une version modernisée de ce vêtement national breton. Dans les années 50, Le Minor participe amplement au retour de ce par-dessus dans les garde-robes, lui rendant son statut de pièce incontournable. 

Le Minor marque bretonne : une fabrication française avant-tout

Si Le Minor est aujourd’hui la plus ancienne bonneterie bretonne encore en activité, ce n’est pas sans raison : qualité, exigence et savoir-faire sont ses maîtres-mots. L’entreprise est restée fidèle à ce qui a fait sa renommée : une usine basée à Guidel en Bretagne et une fabrication Made in France depuis 1922. 

L’une des difficultés de la fabrication française, c’est de trouver les machines nécessaires à la production. Le Minor a su faire perdurer ses outils de confection, et dans un souci de transmission chaque couturier rejoignant l’aventure est formé en interne.

Du choix du fil jusqu’au montage final en passant par la découpe des pièces, tout est fait pour garantir une confection bretonne. 

Des belles valeurs, de beaux savoir-faire, de belles matières… La marque bretonne Le Minor aurait-elle tout bon ?

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